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Alain et Candice à vélo

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Alain et Candice, notre périple en Aquitaine

Candice et moi, nous avons pris notre petit déjeuner. Il est temps de démarrer. Nos deux bicyclettes sont prêtes, bagages mini.

Nous enfourchons nos vélos et longeons la rocade bordelaise. La densité; du trafic est telle qu'avec nos vélos, nous avançons plus vite que les automobiles.

Nous avonsparcouru 12 kilomètres depuis Bordeaux, nous sommes sur la commune de Saint Médard en Jalles et nous avons pas quitté notre piste cyclable.

Elle longe les maisons d'habitation, puis se perd dans un brin de forêt.

Puis après quelques kilomètres, c'est la pleine nature. Notre piste longe la route qui dessert le littoral.

La végétation est dense et nous permet sans peine, d'oublier le trafic automobile tant au plan visuel, que sonore.Notre piste cyclable est ombragée, la chaleur est supportable.

Nous dépassons la commune de Saint-Hélène, soit 15 kilomètres, puis celle de Saumos. Nous nous dirigeons en direction de Lacanau Océan.
Nous sommes au milieu des pins.
En été,la piste est nettoyée car avec le vent, les aiguilles ou le sable recouvrent la piste, mais rien de bien sérieux.
La piste cyclable reste accessible à tout type de vélos.

Alice et moi, nous avons choisi le VTT, chaussé de pneu de type cruiser, vous comprendrez aisément pourquoi, par la suite.
En haut de la dune, nous découvrons le lac de Lacanau. De part sa taille, il est le deuxième lac de la région, il est raccordé; par deux rivières:
-au bassin d'Arcachon au sud
-au nord au lac de Carcans-Maubuisson.

Une vie l'hiver, une autre vie l'été, donc deux bourgades l'une s'appelle Lacanau Ville, l'autre Lacanau Océan. Eloignées l'une de l'autre de 14 kilomètres environ, l'une est dédiée au tourisme, l'autre dessert l'activité économique locale.

Après quelques coups de pédales, nous gagnons l’artère principale de Lacanau Océan. Elle nous mène directement sur le front de mer. Nous avons retrouvé la civilisation. Du haut de notre promontoire, nous avons la vue sur la plage en bas. L’océan est d’un bleu azur. Il s’étend à l’infini jusqu’à se confondre, au loin, avec le ciel bleu pâle.

Les vagues du bord de plage sont formées. Elles roulent puis viennent frappées le sol avec force. Pour les baigneurs, c’est le bonheur. Ils sont secoués, brassés, poussés. Ils se heurtent les uns les autres sous l’effet conjugués de la puissance de la vague et du courant.

Candice apprécie la douceur, elle laisse progressivement son organisme récupéré. La chaleur accumulée sous l’effet de l’effort physique diminue. Elle calcule le kilométrage parcouru, 60 kilomètres. Elle est satisfaite, surtout que le coin est sympa. Il est temps de regagner l’hôtel, de se rafraîchir de se reposer pour de bon, car demain commence une nouvelle étape. C’est elle, qui en janvier a minutieusement préparé le voyage. Arrivé à l’hôtel, allongé sur le lit, elle pense à ce périple, dont voici le détail.



Sommaire


A) Une bande de terre entre lac et océan


B) du no man’s land à la pointe de la terre


C) le chemin de terre, à marée haute, à marée basse


D) rendez vous au cap


E) la Leyre au bon air


F) conclusion


A) Une bande de terre entre lac et océan


Cette bande de terre qui a  retenu mon attention se dit Candic, est celle qui se situe entre l'ocean et le lac de Carcans-Maubuisson.

Nous avons en mémoire des endroits merveilleux aux noms évoquateurs, comme la Gracieuse, le crohot des Cavales. Tu as au choix trois pistes.... eh oui!!!!!
rien que ça. Une  longe le bord de  mer. Elle chemine à travers  la forêt de pins.

Fais une pause sur ce parcours, poses ton vélo,tu  marches quelques instants et la dune apparaît, un peu d'efforts pour l'escalader et au sommet, la vue sur l'océan, le sable blanc.

Tu dévales la dune, tu rejoins le rivage, les embruns, les vagues.  L' eau salée est  fraîche, même en cette saison.

Ne cherches pas de vacanciers, c'est trop éloigné, en effet, sur cette bande de terre on ne circule pas en automobile. C' est interdit.

Candice arrive la première sur la plage, elle quitte tout en courant  son cuissard  et  se jette à l'eau. Son corps au contact de l'eau se refroidit, le contraste thermique la saisit.  Candice  reste immobile, le courant assez fort, caresse son corps. Ceci lui procure un certain plaisir, mais lui intimme aussi la plus grande prudence,pas question de nager, c'est trop dangereux.

Alain la rejoint. Instinctivement, ils se retournent et comptemplent la plage, territoire vierge, la dune, plus loin la forêt de pin. Les arbres dansent ou plutôt occilent.
Ils ondulent sous l'effet du vent.Les seuls candidats à la plage sont les mouettes, elles se posent sur le sol, font quelques pas, laissent leurs empreintes éphèmères sur le sable, puis redécollent.
Ce ballet est immuable. une vague arrive et éfface tout.

Candice propose à Alain de faire une longue halte. Ils sortent de l'eau, ils s'installent sur leurs serviettes. Ils passeront la journée ici jusqu'au lendemain matin.

C'est la fin de la première étape.

les pistes cyclables du lac de Maubuisson Candice pédale à toute vitesse, Alain  lui emboîte le pas la piste n'est pas large elle est consituée de dalles de béton alignés.
Avec le temps, les dalles se sont disjointes, certaines sont cassées ou à moitié enfoncées dans le sol. Le sable donc règne en maître, l'usage du vtt est donc de rigueur.

Candice s'engage dans une descente,  deux dalles de béton sont détruites que du sable meuble. Elle ne peut pas freiner,alors Candice se lève, se dresse sur les pédales, se deplace en arrière pour alléger l'avant du vélo. Au moment ou la roue touche le sable, elle donne un léger coup de rein et sous l'impusion, elle passe.

Alain lui n'a pas vu le trou, sa roue avant s'enfonce, le vélo est stoppé net, Alain chute lourdement sur le côté sans se blaisser.
Amusée par la scène, Candice éclate de rire. Tous deux repartent mais en roulant prudemment. les kilomètres défilent sur la piste accidentée. Alain et Candice doivent jouer du guidon pour croiser d'autres cyclistes qui arrivent en sens inverse.


A un carrefour, émmerge une grosse batisse, c'est une maison forestière, perdue en pleine nature. Elle est habitée. leurs occupants et des groupes de cyclistes discutent bruyamment. C'est la maison forestière du Grand Crohot de France. Les gens s'arrênt ici pour reprendre des forces avant de poursuivre leur chemin. c'est aussi un carrefour cycliste important.

la piste au milieu des pins A Hourtin plage, nous prenons notre repas sur une terrasse de café, puis, en fin d'après midi, nous enfourchons notre vélo en direction de piqueyrot sur la lagune de contaut.

le paysage est plus escarpé, ça monte et çadescend, surprise, la chaleur de cette fin d' àprès midi nous fait transpirer. Notre peau recouvert de sel marin nous fournit une sensation désagréable, inconfortable.

Vite, dès que nous serons arrivés, nous pourrons nous baigner dans le lac de Carcans Maubuisson, eau douce contre eau salée, eau calme contre eau agitée.  Nos efforts sont vite récompensés au sommet d'un côte, nous avons la vue sur le lac immense, une plage et les pins.

Le rivage est moins rectiligne que celui de l'océan. Candice pose son velo et fouille dans son sac à la recherche de son maillot de bains qu'elle enfile, je l'imite.  

Nous reprenons nos velos et pédalons frénétiquement jusqu' au rivage. Nous posons à nouveau nos bicyclettes et nous nous jetons à l'eau. Elle est beaucoup plus chaude, nous sommes immédiatement débarassés de notre gange de sel. 

Ce soir nous dormirons ici, c'est la fin de notre seconde étape.


piste cyclable au milieu des pins Le lendemain, nous avons décidé de faire la boucle comme indiqué sur le plan. Nous avons longé le lac, jusqu'à la base de Bombannes.

Si tu as l'occasion de visiter ces lieux, alors fait une halte déjeuner au lieut dit "La Gracieuse", tu verras la vue sur le lac est magnifique, nous avons bien cherché des photos pour te montrer, mais nous n'en n'avons pas.

La base de plein air de Bombannes, nous a laissé de bons souvenirs, même si nous n'avons pas pu nous arrêter longtemps. Tu peux faire des activités de toutes sortes.


Comme tu peux le constater sur la photo, la piste cyclable  s'étire à l'infini, c'est bien le cas, Candice et moi pensons, que c'est un paradis pour cyclistes amoureux de la nature.
Alors prends tes précautions, eau, nourriture et téléphone portable car tout le domaine est balisé. En cas de problème, tu peux appeler les secours. Il suffit de donner le chiffre figurant sur la borne que tu viens de dépasser.

Le récit denotre troisième étape, s'arrête ici. Tu peux  poursuivre l'aventure, ou regagner  la page d'acceuil  du site.

B) Du no man’s land à la pointe de la terre

plan piste cyclable Hourtin_Montalivet

Point de salut pour les braves et les intrépides, le coup de pédale doit être ferme et régulier.

C'est plat, mais le vent souffle. il est contre nous, il veut nous faire reculer tant il a de la force.

Ce vent, rappelles toi, lors de la grande tempête a cassé les pins en deux.

En tournant la tête à gauche, à droite, on voit les vestiges d'une forêt de pins brisée, dévastée, les troncs sont entremelés comme un  mikado.

Pour tout remettre en ordre c'est trop de travail, nous l'avons compris. Alors le boit reste là. Il se déssèche,  il est sans vie, la forêt est noircit  par tout ce bois mort. Nous sommes tristes, mais enfin point de mélancolie, c'est la nature qui en a décidé ainsi.

Puis la forêt disparait, laissant la place à un végétation locale plus basse plus verte. Sur 20 kilométres de pistes cyclables, nous prendrons seulement deux virages. c'est un espace de chaleur, de vent, de ligne droite, de monotonie quoi ! C'est ce que candice appelle le no man's land. Le désert à la francaise, donc il faut du mentale pour tenir.

Après Montalivet, c'est plus sympa, direction Soulac Sur Mer, soit 20 Kilomètres de plus, nous sommes plus proche de l'océan et nous entendons par moment le bruit des vagues. Au bout la piste cyclable, nous rencontrons des vacanciers qui vont se baigner.

ils ont abandonné leurs voitures surchauffées sur le bas côté, de la chaussée.
Du sable, slalom entre les baigneurs indifférents, nous sommes sur la commune de l'Amélie.
Passé l'Amélie, puis Soulac, Direction le Verdon, puis la Pointe de Grave.

La pointe de grave La pointe de Grave c'est l'embouchure de L'estuaire de La Gironde, terminus, on ne peut pas aller plus loin, sauf à prendre le ferry pour rejoindre  Royan. c'est la pointe de la terre, comment  décrire cet endroit autrement.

il ya  une jetée, une plage de sable, l'eau du fleuve et de l'ocean. L'endroit est magique et souvent perturbé par le bras de fer aquatique que se livre fleuve et ocean.
on ne sait pas toujours qui va gagner la partie. Les visiteurs curieux qui s'approchent trop près sont souvent arrosés,  sous le choc des vagues qui frappent les rochers.

C)Le chemin de terre à marée haute, à marée basse

Le chemin de terre Ce chemin est inespéré, nous l'avons découvert par hasard.
Il se situe le long de la gironde.
L'homme a construit une digue pour protéger les terres de l'assaut des marées.
Des bras d'eau tentaculaires rentrent profondémment dans les Champs.

Au sommet de la digue, il y a un chemin en terre, ou l'on peut circuler en vélo (vtt de rigueur). Nous avons une vue magnifique sur l'estuaire, à marée haute comme à marée basse.

Déssiminées le long du chemin, accrochées au mur en pierres par des pieux en bois , suspendues dans le vide, des barraques de pêcheurs.

Du plancher, un trou laisse passée une corde, à son extrémité y est accroché un filet,  sorte de nasse laissée au repos avant de faire son office et de piéger le poisson.
Le chemin est assez large pour laisser passer de vieilles voitures, dont  les atteintes portées à  la carosserie n'ont plus d'effets.  Les amortisseurs grincent, gémissent lors du franchissement d'un trou.

Avec Candice, nous croisons plusieurs de ces véhicules, ce sont à coup sur des pêcheurs. Nous avons quitté le monde du tourisme pour rejoindre sur une autre rive, la vie locale. 
Une descente caillouteuse un peu "casse-geule", puis un chemin plus carossable, et enfin un parking ou chauffent en plein soleil quelques voitures, posées de façon désordonnées.

En face, les restes d'un bâtiment vide, qui faisait office de buvette, nous empruntons une voie goudronnée toute droit pendant bien deux, trois Kilométres;

Au carrefour, nous prenons à gauche, car nous appercevons le dôme d'un chateau d'eau, nous en profitons pour dépasser un couple de cyclistes locaux peu avide de performance.
Nous arrivons sur la commune de Saint Vivien du Médoc, nous franchissons des cabanes en bois hors d'âge bien alignés les unes par rapport aux autres.

Les pneumatiques de nos vélos crissent sur le sentier de sable fin, blanchi par le soleil. Ceci me laisse un sensation agréable et m'incite à flaner entre les barraques.
A ma gauche un bras de Gironde à marée basse, des bateaux reposent enfoncés dans la vase sur le côté, ils semblent désarticulés.

L'endroit est désert, nous sommes en plein milieu de l'après midi, il n'est pas temps de partir pêcher, mais plutôt de faire la sieste.
Un panneau nous indique: la vente de la pêche locale selon saison, alose, maigre.......Elle commence à huit heures du matin, tant pis pour nous.

Nous filons en direction de la ville, et laissons ces villages si pitoresques à notre bon souvenir, adieu Gironde, bonjour Médoc. Le médoc c'est le pays du vin de Bordeaux. La réputation de ce grand vignoble n'est plus à faire.
Les propriétés  viticoles de grand nom ne se visitent pas, on observe les demeures de loin. Les dégustations sont réservés à un public privilégié, nous avons donc zappé cette région qui à mon avis se découvrent plus facilement en voiture, ou encore mieux à table avec un bon repas et un bon bordeaux. Nous avons rejoint la ville de Pauillac pour embarquer sur le bac. 

D) rendez vous au cap

Bonjour nous sommmes ni Cap Horn, ni au Cap de Bonne Espérance, mais au Cap Ferret sur un bateau navette. On longe le rivage, un peu fatigué, des courbatures, heureux d'avoir laissé le vélo, vous imaginez tous ces kilomètres, je passe les crevaisons et l'entretien des deux vélos.


la maison du cap
la maison du cap n°2
la maison du cap n°3

Le bleu de l'eau du ciel, le vert des pins, le jaune de la dune, les oiseaux , le rouli du bateau et je m'endors dans les bras de Candice, le repos du juste.
Au cours de  mon sommeil, les muscles de mes jambes se contractent à intervalle régulier, je me réveille à moitié et replonge dans le sommeil.

Candice me secoue, nous sommes en vue des passes du bassin d'Arcachon.
Le pilote nous explique que le bassin se remplit et se vide ici, créant des courants violents et malheur au plaisancier du Dimanche qui ne connait pas la traitise du coin.
A la voile pas de salut on recule, avec un bateau à moteur c' est du sur place avec peut-être un chavirage à la clef.

A chaque marée on nous explique que la hauteur d'eau du bassin d'Arcachon s'élève de plus de quatre mètres.

demi tour, nous rentrons, notre petit raffiot est incapable d'affronter le monstre.
De  jolis villas dominent le Bassin et réservent à leurs propriétaires une vue magnifique. 

Nous passons devant la croix devant la quelle tous marins se receuillent. 

Nous débarquons à Arcachon, nous récupérons nos vélos, direction notre camping, via une piste cyclable singulière, car elle passe sur la plage.
des planches surélevées reposent sur un rail. Ce rail repose lui même sur des pieux enfoncés dans le sable, ingénieux, car pédaler dans du sable, c'est mission impossible, selon nous.
nous apprécions les embruns et la douceur du climat  avec le soir qui tombe. Demain nous irons  voir la Leyre.

essain d'huitres maisons sur pilotis
maisons sur pilotits une plage du cap ferret

E) la Leyre au bon  air 

canoe sur la Leyre
Ce sont les eaux de la nappe phréatique peu profonde qui, affleurant en de multiples sources, lui donnent naissance. Véritable lien entre la forêt de Gascogne et la mer, la Leyre se prélasse sur 135 km. Sous son aspect uniforme, la Leyre est en fait multiple. La Petite Leyre, calme, à l’eau claire et la Grande Leyre, impétueuse, à l'eau foncée, se rejoignent à Moustey pour donner naissance à l’Eyre, plus large, qui se ramifie en un généreux delta au contact du Bassin d’Arcachon. 

Parc-Landes-de-Gascogne

Bon Air, paysage verdoyant, piste vtt sur les bords de la Leyre, voici notre dernier sortie en Aquitaine. C'est surtout le delta, que nous avons visité à vélo, nous regrettons de ne pas avoir pu remonter la Leyre jusqu'à sa source. Mais un peu aventurier mais pas téméraire et puis la végétation croit vite et le chemin vtt que nous avons pu emprunter à l'embouchure disparait après quelques kilomètres. Que pouvions nous faire sinon laisser courir notre imagination.

Peut-être aurions pu emprunter, le canoé et nous laisser gagner par l'ivresse de l'aventure. Imaginez et vivre ce que certains ont fait avant nous, en d'autres lieux et autres époques et circonstances. Le vélo a son terrain, il reste domestique car il nous faut un semblant de piste et une végétattion pas trop dense, sinon tout devient plus difficile, mais le bateau lui, il permet d'avancer. Nous pensons à l'Amazonie, et nous sommes en France.

la cygogne le cygne
couple de canards paysage

F)Conclusion

Nous avons apprécié nos vacances et nous sommes prêts à visiter d'autres contrées. A chacun sa petite aventure, son dépaysement, il est à porté de main et souvent peu loin de notre propre domicile. Il suffir d'ouvrir les yeux, d'aller moins vit, par exemple de laisser la voiture pour le vélo, de s'engoufrer sur un petit chemin pour partir à l'aventure.

Alain et candice